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AMI

Avec le A de l’affection
L’M au centre sans prétention
Avec l’île sur le I
Que l’on connaît de long en large
Avec le A de l’attention
L’M qui sème la tension
Quand vient le hic ! quand vient la brouille
Ça flanque une sacrée trouille

Nous sommes amis
Dis moi si parfois je l’oublie

Avec le A de l’amour
Ce M qui sert même pour
Mettre les points sur les I
De mon ami, mon amie
Avec le A d’appartenance
Même s’il y a accoutumance
On peut se hisser sur les hauts
Allez go, go mon amigo

Avec le A celui de l’âme
M, nous sommes bien les mêmes
Idem, il nous pousse des ailes
A-t-on besoin du septième ciel ?
Avec le A on attend pas
Comme l’M on s’aime
Et si ce I c’est pour la vie
Avec ou sans eux mon ami

Le ruisseau

Les pieds nus dans la rivière
J’ai fabriqué un barrage
Déplaçant toutes les pierres
Pour que l’eau monte d’un étage
Et au loin retentissait
La voix du vieux qui disait
Mon dieu, mon dieu
Qu’ils sont beaux cette année

Les mains armées d’un couteau
Je nous ai construit un radeau
Pour être seul au milieu de l’eau
Traverser cette étendue
Et au loin retentissait
La voix du vieux qui chantait
Mon dieu, mon dieu
Regarde comme ça va donner

Le corps fourbu par l’effort
Arrivés sur l’autre rive
Nous nous sommes allongés sur le sol
Comme sur une terre promise
Et au loin retentissait
La voix du vieux qui brailler
Mon dieu, mon dieu
Mais c’est tout trempé

Le cœur débordant de rêve
Au bord de cette mer montante
Nos yeux fixaient le désert
De nos corps inexplorés
Et au loin retentissait
La voix du vieux qui hurlait
Mon dieu, mon dieu
Tout est inondé

Nos lèvres n’ayant plus de souffle
Mais des doigts de fée
Se sont posée là où souffre
Toute l’humanité
Et de plus en plus près
Le vieux nous interpellait
Mon dieu, mon dieu
Qu’est-ce que vous avez fait

 

Ciel pur

Cet octobre, l’air tranquile est le portique des rêves,
il me semble que j'achève
un ouvrage malhabile,

Couronné de malheur pâle
je suis beau comme une rose,
la dernière, l'hivernale,
au seuil des métamorphoses.

Sous la loque des saisons
bat le coeur invulnérable
de la chaste déraison,
si j'ai peur je suis coupable,

chaque jour le ciel efface
le dessin de mes secrets,
je suis jouet de l'espace
plein de monstres inquiets.

Le Vent d’été

Le vent d'été baise et caresse
La nature tout doucement :
On dirait un souffle d'amant
Qui craint d'éveiller sa maîtresse.

Bohémien de la paresse,
Lazzarone du frôlement,
Le vent d'été baise et caresse
La nature tout doucement.

Oh ! quelle extase enchanteresse
De savourer l'isolement,
Au fond d'un pré vert et dormant
Qu'avec une si molle ivresse
Le vent d'été baise et caresse !

 

Aurait-on ?

Je cherche une raison, un signe, un message

Dans le ciel je ne vois pas seulement des nuages
ça me trouble et m’éclaire à la fois

Je cherche un plaisir, un bonheur de passage
Dans la foule je vois aussi au delà des visages
ça me perturbe et m’enivre à la fois

mais si, on se croisait
aurai-je envie de continuer ?
mais si, on  se parlait
aurait-on ? Aurait-on ?

Je cherche une ligne, un horizon, une plage
Dans mes rêves les corps sont des paysages
ça me perturbe et m’enivre à la fois

Je cherche un chemin un sentier sans péage
Qui mène là où j’aurai le temps d’être sage
ça me trouble et m’éclaire à la fois

mais si, on se croisait
aurai-je envie de continuer ?
mais si, on  se parlait
aurait-on ? Aurait-on ?

Je reviendrais demain
           
A la moitié du chemin
Je n’aperçois pas la fin
Arrivé à mi-parcours
Je regarde aux alentours
Dans la brume au lointain
Tout n’est plus aussi certain
Comme au tout premier jour
Je reviendrais mes amours
Vous là bas dans le matin
Me faites un signe de la main
Vos voix chantent mon retour
Mais ai-je encore le temps pour ?

Je reviendrais demain, je reviendrais

Rebrousser ce long chemin
Pour revenir chez les miens
J’aimerai finir mon tour
Même si je manque d’amour
Je cherche toujours ce dessein
Que l’on croise en chemin
Peut-être m’avez vous fait pour
Simple chanteur, troubadour
Mais rien n’est vraiment si loin
Que le temps incertain
Que l’on grave tour à tour
En espérant ce jour

Je reviendrais demain, je reviendrais demain
Je reviendrais demain, je reviendrais

 

Aurait-on ?

Je cherche une raison, un signe, un message

Dans le ciel je ne vois pas seulement des nuages
ça me trouble et m’éclaire à la fois

Je cherche un plaisir, un bonheur de passage
Dans la foule je vois aussi au delà des visages
ça me perturbe et m’enivre à la fois

mais si, on se croisait
aurai-je envie de continuer ?
mais si, on  se parlait
aurait-on ? Aurait-on ?

Je cherche une ligne, un horizon, une plage
Dans mes rêves les corps sont des paysages
ça me perturbe et m’enivre à la fois

Je cherche un chemin un sentier sans péage
Qui mène là où j’aurai le temps d’être sage
ça me trouble et m’éclaire à la fois

mais si, on se croisait
aurai-je envie de continuer ?
mais si, on  se parlait
aurait-on ? Aurait-on ?

Je reviendrais demain
           
A la moitié du chemin
Je n’aperçois pas la fin
Arrivé à mi-parcours
Je regarde aux alentours
Dans la brume au lointain
Tout n’est plus aussi certain
Comme au tout premier jour
Je reviendrais mes amours
Vous là bas dans le matin
Me faites un signe de la main
Vos voix chantent mon retour
Mais ai-je encore le temps pour ?

Je reviendrais demain, je reviendrais

Rebrousser ce long chemin
Pour revenir chez les miens
J’aimerai finir mon tour
Même si je manque d’amour
Je cherche toujours ce dessein
Que l’on croise en chemin
Peut-être m’avez vous fait pour
Simple chanteur, troubadour
Mais rien n’est vraiment si loin
Que le temps incertain
Que l’on grave tour à tour
En espérant ce jour

Je reviendrais demain, je reviendrais demain
Je reviendrais demain, je reviendrais